FEM Le Partenariat stratégique pour le grand écosystème marin de la Méditerranée du FEM
Le Partenariat stratégique pour la Méditerranée du FEM (LME), mis en œuvre par le PNUE et la Banque mondiale, répond directement aux priorités des pays du bassin méditerranéen identifiées dans l'analyse diagnostique transfrontière et aux interventions convenues décrites dans les deux plans d'actions stratégiques, le PAS-BIO et le PAS-MED
Les pays méditerranéens ont reconnu qu'il était nécessaire de suivre une approche coordonnée et innovatrice pour appliquer des réformes de politique, procéder aux interventions prioritaires et aux investissements concernant les priorités en matière de pollution transfrontière et de conservation de la biodiversité telles qu'identifiés dans les deux PAS et les PAN. Par conséquent, les pays se sont mis d'accord sur une initiative collective visant à protéger les ressources environnementales de la Méditerranée, le Partenariat stratégique pour le grand écosystème marin de la Méditerranée, dont le PNUE et la Banque mondiale sont à la tête ; il est co-financé par le FEM et implique d'autres institutions pertinentes, des FII et des donneurs bilatéraux et multilatéraux. Le Partenariat devra servir de catalyseur pour tirer parti des réformes au niveau politique/juridique/institutionnel ainsi que pour attirer des investissements supplémentaires afin d’inverser la dégradation du bassin méditerranéen, de ses habitats côtiers et ses ressources biologiques marines.
Le Partenariat stratégique, suivant le modèle du Partenariat stratégique du FEM pour le bassin de la mer Noire visant à la réduction des matières nutritives , consiste en deux composantes complémentaires :
- une composante régionale: chargée de la mise en œuvre des actions convenues pour la protection des ressources environnementales de la Méditerranée et de ses zones côtières, avec le PNUE comme organisme chef de file et déjà approuvé par le Conseil du FEM en juin 2007 ;
- le "Fonds d'investissement du Partenariat pour le grand écosystème marin de la mer Méditerranée" dont la Banque mondiale est chef de file et déjà approuvé par le Conseil du FEM en août 2006.
Le Partenariat
Les activités du projet seront menées dans les pays éligibles pour le FEM suivants: Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Égypte, Liban, Libye, Maroc, Monténégro, Syrie, Tunisie et Turquie, L'Autorité Palestinienne y participe également. Les partenaires du projet sont les suivants : la Banque mondiale; le PNUE, la FAO et l'ONUDI; PAM-Unité Med/PNUE, le MED POL et les CAR associés (CAR/PP, CAR/ASP, CAR/PAP et INFO/RAC; l'UNESCO/HP, le WWF, le GWP-Med, MOI-ECSDE, la CEPM, le METAP et des donneurs (Espagne, France et Italie).
Budget (en dollars EU) Composante régionale : 12.891.000 FEM + 29.607.200 co-financement Fonds d'investissement : 85.000.000 FEM + 3/1 co-financement
La Composante régionale [Project Document] [Annexes] [CEO Endorsement]
La Composante régionale a pour objectif d'encourager et d'inciter à des réformes de politique générale, juridiques et institutionnelles et de combler les lacunes dans les connaissances afin d'inverser les tendances de la dégradation marine et côtière et l'épuisement des ressources biologiques, conformément aux priorités convenues par les pays au titre du PAS-MED et du PAS-BIO ainsi que de préparer le terrain pour la mise en oeuvre future du Protocole "GIZC". Par conséquent, la Composante régionale se consacre en particulier à :
- faciliter les réformes d'ordre politique, institutionnel et juridique en matière de protection de la diversité biologique et de réduction de la pollution provenant de sources situées à terre, conformément aux dispositions des deux PAS;
- fournir une assistance aux pays pour faire progresser leurs plans de GIZC et de GIRE (y compris la gestion des aquifères), mettant l'accent sur la protection de la biodiversité et la prévention de la pollution venant de sources situées à terre;
- assurer l'engagement effectif de toutes les parties prenantes dans la mise en œuvre de la Composante régionale et des PAN;
- exécuter plusieurs projets de démonstration portant sur la protection de la biodiversité, la pollution d'origine tellurique et l'application de la GIZC, la GIRE et la gestion des aquifères.
L'organisation de mise en œuvre de la Composante régionale est le PNUE alors que l'organisation d'exécution est l'Unité de coordination du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM-Unité Med) et ses centres d'activités régionales (CAR). L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) sont des organismes d'exécution du FEM opérant sous le régime du dispositif élargi qui recevront directement du GEFSEC (le Secrétariat du FEM) le financement pour les activités qui leur correspondent.
La Composante régionale est également responsable dans l'ensemble de la coordination, communication et reproduction du Partenariat stratégique (pour les éléments FI et Composante régionale) ayant pour objectif de :
- concevoir et appliquer une stratégie de replication et communication aboutissant sur des projets replicables à la fois identifiés et financés;
- assurer un mécanisme de financement durable à long terme des PAS et des PAN;
- garantir l'interdépendance entre les deux composantes et le suivi et l'évaluation d'ensemble du PD; et
- assurer la pleine adhésion des Parties contractantes à la Convention de Barcelone et du PAM; et garantir la durabilité du PD au-delà de la durée du projet.
Le Fonds d'investissement [Résumé] [Fiche du projet]
L'objectif du Fonds d'investissement est d'accélérer la mise en œuvre de mesures de réduction de la pollution transfrontière et de conservation de la biodiversité dans les points chauds prioritaires et zones sensibles de pays sélectionnés dans le bassin méditerranéen qui permettraient d'aider à atteindre les objectifs du PAS MED et du PAS BIO, expliqué de façon plus détaillée dans la documentation du Fonds d'investissement relative au projet. Le Fonds d'investissement peut octroyer son appui à des projets portant sur :
- le traitement des eaux usées urbaines et industrielles dans des points chauds précis;
- la gestion de l'écosystème côtier;
- la gestion intégrée des eaux de surface et des eaux souterraines dans des bassins hydrographiques sélectionnés;
- la conservation de la diversité biologique.
La Banque mondiale est l'organisation d'exécution du Fonds d'investissement. Toute une réserve de projets a été élaborée depuis que le concept du Fonds d'investissement ait été approuvé au niveau de la demande de soumission en novembre 2004. Deux concepts de projet ont déjà été examinés et approuvés par le Secrétariat du FEM pour la filière et deux autres sont prêts à être examinés.
Projets en cours d’élaboration
Bosnie/Croatie – Gestion du bassin hydrographique de la Neretva et de la Trebisnjica : appuie une intervention ponctuelle visant à améliorer la gestion intégrée des eaux de surface et des eaux souterraines des ressources en eau transfrontières, la gestion et l'utilisation des écosystèmes des zones humides et les investissements prioritaires pour réduire la pollution de l'eau y compris de sources urbaines et industrielles.
Égypte – Alexandrie Gestion intégrée de la zone côtière : appui de petits investissements destinés à réduire les charges de pollution industrielle et urbaine dans les points chauds de la baie El Mex et d'Alexandrie; il vise à renforcer le cadre national de gestion côtière durable.
Concepts de projet en attente
Monténégro - Développement du tourisme : le projet veillera à trouver des méthodes alternatives de traitement des eaux usées à faible coût à Bar et Ulcinj et à améliorer la gestion et la conservation des zones humides dans le delta de la Bojana-Buna en étendant le statut de protection de la frange littorale à l'arrière-pays.
Maroc – Développement durable de la lagune de Nador et d'AL-Hoceima : le projet servira à appuyer le rétablissement de processus écosystémiques côtiers d'importance mondiale; à renforcer la capacité des institutions environnementales à surveiller et atténuer les menaces sur l'environnement des zones côtières de la Méditerranée; et à élaborer et appliquer une législation de gestion de la zone côtière générale et harmonisée ainsi qu'à développer et mettre en œuvre des plans de gestion.
Liens connexes :
Poster
http://www.medsp.org/ |